mercredi 11 août 2021

Paris 2024

 



Il n'y a  que 1080 jours jusqu'au moment lorque Paris deviendra la ville organisatrice des jeux olympiques, environ 15 mille athlètes seront présents à Paris pour jouer et gagner des médailles. La cérémonie d'ouverture aura lieu  le 26 juillet pendant que la cérémonie de clôture se déroulera  le 11 août. La France, après Tokyo 2020 a occupé la huitième place, avec dix médailles d'or, 12 d'argent, 11 de bronze, au total 33 médailles. Comme le Japon a occupé la troisième place comme pays hôte, la France éspère également de trôner sur le  podium olympique en 2024. Bonne chance à tous les joueurs  et à toutes les joueuses participant(e)s aux jeux olympiques de Paris!
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samedi 5 juin 2021

Le trois juin, journée mondiale de la bicyclette











 Depuis 2018, le trois juin, on fête la Journée mondiale du vélo, le moyen de transport dont l'ancêtre nommé "vélocipède" a plus de deux centenaires, ensuite Alexandre Mercier brevetait son deux-roues en 1843, et en 1860 il y avait les vélocipèdes à pédales. Même aujourd'hui on ne peut s'en passer de ce véhicule, au contraire, il devient de plus en plus à la mode et nécessaire à la fois, "la petite reine" nous aide à entretenir notre santé.  Yves Montand lui consacre un album qui depuis 1968  enchante les amoureux et peut également enchanter les amoureux des promenades en plein air.

Vive la bicyclette!


La Bicyclette

Paroles

Quand on partait de bon matin
Quand on partait sur les chemins
À bicyclette
Nous étions quelques bons copains
Y avait Fernand y avait Firmin
Y avait Francis et Sébastien
Et puis Paulette
Nous étions tous amoureux d'elle
On se sentait pousser des ailes
À bicyclette
Sur les petits chemins de terre
On a souvent vécu l'enfer
Pour ne pas mettre pied à terre
Devant Paulette
Faut dire qu'elle y mettait du cœur
C'était la fille du facteur
À bicyclette
Et depuis qu'elle avait huit ans
Elle avait fait en le suivant
Tous les chemins environnants
À bicyclette
Quand on approchait la rivière
On déposait dans les fougères
Nos bicyclettes
Puis on se roulait dans les champs
Faisant naître un bouquet changeant
De sauterelles, de papillons
Et de rainettes
Quand le soleil à l'horizon
Profilait sur tous les buissons
Nos silhouettes
On revenait fourbus contents
Le cœur un peu vague pourtant
De n'être pas seul un instant
Avec Paulette
Prendre furtivement sa main
Oublier un peu les copains
La bicyclette
On se disait c'est pour demain
J'oserai, j'oserai demain
Quand on ira sur les chemins
À bicyclette.

jeudi 8 avril 2021

Le bicentenaire Charles Baudelaire







Le volume Les fleurs du mal se distingue tout d'abord par son architecture très élaborée, une première section marquant la tension entre le spleen et l'idéal, de sorte que plus tard, à travers un crescendo savant, on atteind  la révolte et la mort. 

 Le poète donne la priorité au fantasme, à l’imagination sans limites: il faut aller, dit-il, «au fond de l’inconnu pour trouver du nouveau».

Il y a des poèmes dans lesquels Baudelaire glorifie la beauté, qu'il voit comme un sphinx incompréhensible,  mais l'évoque aussi dans son ambivalence, jaillissant du ciel ou de l'enfer. Mais l'aspiration demeure, comme dans l'Invitation au Voyage, à un monde où tout est "ordre et beauté, / luxe, calme et plaisir". 

Les textes du cycle du spleen traduisent une crise existentielle douloureuse, accentuée par l'obsession de la mort.

Verlaine, Rimbaud et Mallarmé trouvent leurs racines dans le lyrisme de Baudelaire.





L’Invitation au Voyage

Charles Baudelaire

Mon enfant, ma sœur,
Songe à la douceur
D’aller là-bas vivre ensemble !
Aimer à loisir,
Aimer et mourir
Au pays qui te ressemble !
Les soleils mouillés
De ces ciels brouillés
Pour mon esprit ont les charmes
Si mystérieux
De tes traîtres yeux,
Brillant à travers leurs larmes.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Des meubles luisants,
Polis par les ans,
Décoreraient notre chambre ;
Les plus rares fleurs
Mêlant leurs odeurs
Aux vagues senteurs de l’ambre,
Les riches plafonds,
Les miroirs profonds,
La splendeur orientale,
Tout y parlerait
À l’âme en secret
Sa douce langue natale.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Vois sur ces canaux
Dormir ces vaisseaux
Dont l’humeur est vagabonde ;
C’est pour assouvir
Ton moindre désir
Qu’ils viennent du bout du monde.
– Les soleils couchants
Revêtent les champs,
Les canaux, la ville entière,
D’hyacinthe et d’or ;
Le monde s’endort
Dans une chaude lumière.

Là, tout n’est qu’ordre et beauté,
Luxe, calme et volupté.

Charles Baudelaire, Les Fleurs du mal (1857)